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Ceux qui entreront au Paradis sans rendre de comptes

Ceux qui entreront au Paradis sans rendre de comptes

 

Ceux qui entreront au Paradis sans rendre de comptes

 

 

Dans le cadre de cette série d’articles relatifs aux œuvres pieuses permettant d’entrer au Paradis, nous passons en revue dans l’article d’aujourd’hui, les caractéristiques des soixante-dix mille fidèles de cette communauté qui entreront au Paradis sans être jugés, ni châtiés. Le Prophète () en a fait la description.

D’après Ibn ‘Abbâs, qu’Allah soit satisfait de lui, le Messager d’Allah () a dit : « Les nations me furent présentées et je vis certains prophètes suivis par moins de dix personnes, d’autres par une ou deux personnes, et d’autres enfin sans personne les accompagnant. Soudain me fut présentée une foule immense que je pris pour ma nation, mais on me dit : “Voici Moïse et sa nation. Regarde plutôt à l’horizon”. Je regardai alors et aperçus une foule immense. On me dit : “Regarde de l’autre côté”. Je regardai et vis une foule immense. On me dit alors : “Voilà ta nation. Parmi elle, soixante-dix mille de tes fidèles entreront au Paradis sans être jugés, ni châtiés”. » Le Prophète se leva ensuite et rentra chez lui. Les musulmans se mirent alors à discuter au sujet de ces croyants qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. Certains dirent : « Il s’agit peut-être des compagnons du Messager d’Allah (). » D’autres avancèrent : « Il s’agit peut-être de ceux qui sont nés après l’avènement de l’islam et n’ont donc jamais été polythéistes. » D’autres hypothèses furent proposées. Le Messager d’Allah () sortit alors à leur rencontre et les interrogea sur l’objet de leur discussion. Lorsqu’il en fut informé, il leur dit : « Ce sont ceux qui ne sollicitent aucune exorcisation (Ruqyah), et ne croient pas aux présages, mais s’en remettent entièrement à leur Seigneur. » ‘Ukkâchah ibn Mihsan se leva alors et dit : « Prie Allah pour que j’en fasse partie. » Le Prophète lui dit : « Tu en fais partie. » Un autre homme se leva et dit à son tour : « Prie Allah pour que j’en fasse partie. » Il lui répondit : « ‘Uukkâchah t’a devancé dans cette demande. » Rapporté par Boukhari, dont c’est la version, et Mouslim.

Dans les recueils de Boukhari et Mouslim, Al-Zuhri tient de Said ibn Al-Musaayib qui tient de Abou Horayra qui a dit : j’ai entendu le Messager d’Allah () dire :

« Un groupe de soixante-dix mille fidèles de ma communauté entreront au Paradis, leurs visages auront l’éclat de la pleine lune. » ‘Ukkâchah ibn Mihsan se leva en relevant son vêtement et dit : « Messager d’Allah ! Prie Allah pour que j’en fasse partie. » Le Prophète lui dit : « Ô Allah fais qu’il en fasse partie. » Un homme des Ansars se leva et dit à son tour : « Prie Allah pour que j’en fasse partie. » Il lui répondit : « ‘Uukkâchah t’a devancé dans cette demande. »

Voici donc le premier groupe de fidèles qui entrera au Paradis sans être jugés, ni châtiés.

La preuve de ceci est la version de Mouslim qui est la suivante : selon Khasif ibn Abd Al-Rahman : J’étais avec Said ibn Jubayr qui dit : « Qui a vu l’astre hier soir ? » « Moi », je lui répondis. Il poursuivit : « me concernant, je n’étais pas en prière mais j’ai été piqué par une bête venimeuse. » « Et qu’as-tu fait ? » lui demanda-t-on. Il dit : « J’ai demandé à quelqu’un qu’il m’exorcise. » L’autre reprit : « Qu’est-ce qui t’a poussé à faire ça ? » Il dit : « Un hadith que Sha’bî nous a rapporté. » « Quel est ce hadith ? » « Il nous a rapporté un hadith de Burayda ibn Al-Husayn Al-Aslamî qui dit : « On ne doit pas recourir à l’exorcisation sauf contre le mauvais œil ou la piqure ou morsure d’une bête venimeuse. » Il dit : « A bien agi celui qui s’en tient à ce qu’il a entendu, mais Ibn Abbâs nous a rapporté du Messager d’Allah () qu’il a dit : « Les nations me furent présentées et je vis certains prophètes suivis par moins de dix personnes, d’autres par une ou deux personnes … » Et il poursuivit jusqu’à la fin du hadith que nous avons mentionné.

La partie du hadith : (qui ne demande pas de Ruqiyyah, d’exorcisme) est un ajout qui ne se trouve pas dans la version de Boukhari. Ibn Taymiyya a dit : « C’est exact, ce terme a été inséré dans ce hadith. C’est une erreur d’un des rapporteurs du hadith. En effet, le Prophète () a décrit ceux qui méritaient d’entrer au Paradis sans rendre de comptes. Il a dit qu’il s’agit de ceux qui auront mis en pratique le monothéisme pur. Ils ne demandent pas aux gens de les exorciser, ne croient pas aux présages, mais s’en remettent entièrement à leur Seigneur. Le présage est une sorte de polythéisme. Ils s’en remettent uniquement à Allah et à personne d’autres et ne sollicitent donc personne pour les exorciser. Le fait qu’ils ne sollicitent personne pour ce faire et ne croient pas au présage fait partie de la plus complète confiance en Allah comme il est dit dans le hadith : « Croire au présage est du polythéisme. » Ibn Mas’ûd a dit : « Chacun de nous prête attention aux présages mais Allah le dissipe par la confiance que nous plaçons en Lui. »

Placer sa confiance en Allah contredit le mauvais présage. Quant au fait de s’exorciser du mauvais œil, c’est un acte de bienfaisance de celui qui exorcise. L’ange Djibril a exorcisé le Prophète () et a autorisé l’exorcisation en disant : « Il n’y a pas de mal à s’exorciser tant que cela ne contient pas de polythéisme. » Des compagnons lui avaient par ailleurs demandé l’autorisation de s’exorciser et il avait répondu : « Qui peut être utile à son frère qu’il le fasse. » ce qui prouve que l’exorcisation est utile et est une bonne chose.

C’est une pratique recommandée par Allah et Son Prophète. L’exorciste est bienfaisant à l’égard de qui le sollicite pour l’exorciser. Il espère être utile à son prochain. Or, placer sa confiance en Allah contredit le fait de solliciter un tiers pour l’exorciser.

Si certains émettent l’objection suivante : Oui mais Aicha a bien exorcisé le Prophète () et Djibril aussi. A cela nous répondons : c’est exact mais le Prophète () ne les a pas sollicités pour qu’ils le fassent. Et dans le hadith, il n’a pas dit que les fidèles inclus dans les soixante-dix milles qui entreront au Paradis sans châtiment sont ceux qui n’ont pas été exorcisées. Mais il a dit que ce sont ceux qui ne demandent pas à quiconque de les exorciser. Par ailleurs, le fait que, à la fin du hadith, il refuse d’invoquer en faveur du deuxième homme qui le sollicitait pour qu’il demande au Seigneur qu’il fasse partie de ce groupe, il faut y voir un refus de laisser la porte ouverte à toutes les personnes qui par la suite auraient souhaité qu’il invoque également pour eux. Or, il est possible que nombre d’entre eux ne le méritent pas. Et Allah sait mieux que quiconque ce qu’il en est.

Dans le recueil de Mouslim, Ibn Al-Zubayr rapporte de Jâbir ibn Abdllah : j’ai entendu le Prophète () mentionner dans un long hadith dans lequel le premier groupe à obtenir le salut. Leurs visages auront l’éclat de la pleine lune. Soixante-dix milles d’entre eux ne rendront pas de compte. Puis ceux qui les suivront seront comme le plus brillant des astres dans le ciel. » Et il rapporta le hadith entièrement.

Dans son Musnad, Ahmad ibn Manî’ rapporte d’Ibn Mas’ûd : le Prophète () a dit : « Les nations me furent présentées et j’y ai aperçu ma communauté. J’ai été émerveillé par leur grand nombre et leur stature. Ils emplissaient les plaines et les montagnes. On dit : « Es-tu satisfait ô Mohammed ? » « Oui » dis-je. Puis : « Parmi elle, soixante-dix mille de tes fidèles entreront au Paradis sans être jugés. Ce sont ceux qui ne sollicitent aucune Ruqyah, et ne croient pas aux présages, mais s’en remettent entièrement à leur Seigneur. » ‘Ukkâchah ibn Mihsan se leva alors et dit : « Prie Allah pour que j’en fasse partie. » Le Prophète lui dit : « Tu en fais partie. » Un autre homme se leva et dit à son tour : « Prie Allah pour que j’en fasse partie. » Il lui répondit : « ‘Uukkâchah t’a devancé dans cette demande. » La chaine de transmission de ce hadith correspond aux conditions de Mouslim.

Ce qui est voulu dans ces hadiths c’est qu’il y a un groupe de cette communauté qui entrera au Paradis sans être jugé. Cela ne signifie pas que seuls soixante-dix mille personnes de cette communauté entreront au Paradis. Ce groupe là occupera un haut rang dans cette communauté pour des spécificités qui les distingueront des autres, celles qui ont été mentionnées dans le hadith : « Ce sont ceux qui ne sollicitent aucune Ruqyah, et ne croient pas aux présages, ne se cautérisent pas mais s’en remettent entièrement à leur Seigneur. » La raison qui explique pourquoi ils entreront au Paradis sans être jugé est dite dans des termes clairs dans une autre version du hadith rapporté par Boukhari, qu’Allah lui fasse miséricorde, selon Ibn Abbâs qui rapporte du Prophète () : « J’ai regardé à l’horizon et y ait vu une foule immense. On me dit alors qu’il s’agit des membres de ma communauté et que, à l’avant-garde, se trouvaient, soixante-dix mille fidèles qui ne seront ni jugés ni châtiés. Je demandais pourquoi et on me dit : ils ne se cautérisent pas, ne sollicitent aucune Ruqyah, ne croient pas aux présages, mais s’en remettent entièrement à leur Seigneur. » comme il est dit dans le hadith.

Chers musulmans, nous avons tous droit dans ces hadiths à une bonne nouvelle. Ce hadith à en l’occurrence, d’autres versions dont les termes sont importants. L’une de ces versions est rapporté dans le Musnad de l’imam Ahmad et dans les recueils de Tirmidhi et Ibn Mâjah. Abu Umâma rapporte que le Prophète () a dit :

« Mon seigneur m’a promis de faire entrer au Paradis soixante-dix mille fidèles de ma communauté qui ne seront ni jugés ni châtiés. Pour chaque millier de ces fidèles, soixante-dix mille autres les accompagneront. Et en plus, à trois reprises, mon Seigneur en fera entrer davantage en se saisissant d’eux à pleines mains. »

Dans une autre version :

« On m’a accordé que soixante-dix mille fidèles de ma communauté entreront au Paradis sans être jugés. Leurs visages auront l’éclat de la pleine lune. Ils seront unis comme un seul homme. J’ai demandé à mon Seigneur qu’il m’accorde davantage de cette faveur et il m’a accordé qu’avec chacun d’entre eux, soixante-dix autres fidèles les accompagneront. »

Dans une autre version :

« J’ai demandé à Allah d’intercéder pour ma communauté et il dit : soixante-dix mille fidèles de ta communauté entreront au Paradis et ne seront ni jugés ni châtiés. Je lui dis : donne-moi encore de Tes grâces. Il m’accorda davantage de fidèles qu’il prendra de ses deux mains et il le fera à deux reprises et à sa gauche et à sa droite. »

Dans son Musnad Al-Tabrânî mentionne que Abou Bakr ibn ‘Umayr tient de son père que le Prophète () a dit : « Allah m’a promis de faire entrer au Paradis trois cent mille fidèles de ma communauté » ‘Umayr dit : « Messager d’Allah, fais que nous soyons davantage. » Il fit un geste de sa main. ‘Umayr poursuivit : « Messager d’Allah, fais que nous soyons davantage. » C’est là que Omar le coupa : « ça suffit ‘Umayr ! » Ce dernier rétorqua : « Qu’as-tu Omar ! Et pourquoi Allah ne nous ferait pas entrer au Paradis ? » Omar dit alors : « Si Allah le voulait, il ferait entrer les gens au Paradis en se saisissant d’eux de ses deux mains, en une seule fois. » Le Prophète acquiesça en disant : « Omar dit vrai. »

Si on fait le décompte de ce qui a été cité dans ces hadiths authentiques stipulant que soixante-dix mille fidèles accompagneront chaque millier des soixante-dix mille fidèles admis au Paradis. Quel sera le nombre final à y entrer sans être jugé ?? Et quel est le nombre de fidèle que comprendra ce qu’à chaque reprise, Allah se saisira de ses deux mains pour les faire entrer au Paradis. Ce Seigneur Grand, Généreux, Compatissant et Miséricordieux. Al-Madhar a dit : « Il est possible que ce soit le nombre même cité dans le hadith qui ait été voulu, c’est-à-dire au sens propre. Mais il est aussi possible qu’on ait voulu signifier par ce nombre une grande quantité. Certains savants se sont rangés à ce dernier avis. Ibn Abd Al-Salâm a dit : « C’est une des spécificités de notre Prophète () et nous n’avons pas connaissance d’un texte authentique attribuant cela à un autre prophète. Nous implorons Allah qu’il fasse que nous soyons du nombre de ces fidèles et d’entrer au Paradis sans être ni jugés ni châtiés. Et qu’il nous permette d’accomplir les œuvres desquels il sera satisfait de nous.

Quant à la deuxième bonne nouvelle, c’est que les membres de la communauté de Mohammed représenteront les deux tiers des habitants du Paradis. Ils seront plus nombreux que les membres de chacune des communautés des autres prophètes. Cette bonne nouvelle a été annoncée dans un hadith dans lequel le Prophète () a dit à ses compagnons :

 « Seriez-vous satisfaits de constituer, vous les musulmans, le quart des élus du Paradis ? » Nous dîmes : « Oui. » Il ajouta : « Seriez-vous satisfaits de constituer le tiers des élus du Paradis ? » Nous répondîmes de nouveau par l’affirmative. Il poursuivit : « Par Celui qui tient l’âme de Mohammed dans Sa Main, j’espère que vous formerez la moitié des élus du Paradis, car seule une âme soumise à Allah pourra y entrer. Et sachez que le Jour de la résurrection, vous ne représenterez, par rapport aux polythéistes, que l’équivalent d’un poil blanc sur la peau d’un bœuf noir, ou d’un poil noir sur la peau d’un bœuf roux. » Boukhari (6047).

Dans un autre hadith, le Prophète () complète cette bonne nouvelle en disant : « Les habitants du Paradis seront disposés en cent vingt rangs. Quatre-vingt d’entre eux seront composés des membres de cette communauté et quarante des autres communautés. » C’est un hadith rapporté par Tirmidhi qui précise que c’est un bon hadith.

Nous louons Allah pour Ses bienfaits. Nous lui demandons de Ses grâces et Sa miséricorde. Et qu’il nous fasse habiter dans Son Paradis par Sa force et Sa bonté. Et que la prière et la bénédiction soient sur notre Prophète ().

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'un des signes de l'Heure : L'homme ne salue que ceux qu'il connaît Le Jour de la Résurrection est un jour dont l'affaire est immense et l'effroi terrible. Allah, Puissant et Majestueux, y rassemblera toutes les créatures pour les juger selon les actes qu'ils ont accomplis dans la vie d'ici-bas. En raison de la grandeur de l'affaire du Jour de la Résurrection et de la multitude de ses terreurs, Allah le Très-Haut l'a nommé dans Son Livre par de nombreux noms variés, afin d'alerter les serviteurs pour qu'ils s'y préparent. L'un de ses noms est "As-Sâ'ah" (l'Heure). Ibn Al-Athîr a dit : "As-Sâ'ah est le moment où la Résurrection se dressera. Elle a été nommée ainsi à cause de la rapidité du jugement qui y aura lieu, ou parce qu'elle surprendra les gens en une heure (sâ'ah), et tous les êtres périront d'un seul cri." Ibn Manzûr a dit : "Az-Zajjâj a dit : 'Le sens de "As-Sâ'ah" dans tout le Coran est le moment de la Résurrection.'" 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Les signes ou présages mineurs de l'Heure sont nombreux, parmi eux : l'envoi et la mort du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), l'apparition des troubles (fitan), le fait que cette communauté suive les voies des nations précédentes et les imite, l'apparition de faux prophètes, la disparition de la science, l'expansion de l'ignorance, la perte de la confiance (amânah), la multiplication des meurtres, le faux témoignage, la dissimulation du témoignage véridique, la rivalité dans la construction de bâtiments élevés, le rapprochement du temps, l'apparition des femmes "vêtues mais dénudées", et autres signes mentionnés dans les hadiths prophétiques authentiques. La salutation réservée aux proches et aux connaissances uniquement Parmi les signes mineurs de l'Heure dont le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) nous a informés figure le salut réservé aux proches. C'est le fait qu'un homme n'adresse le salut qu'à ceux qu'il connaît, et qu'il ne salue pas celui qu'il ne connaît pas. Parmi les hadiths prophétiques qui indiquent cela : 1. D'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure figure le salut réservé aux proches. » (Rapporté par Ahmad). Dans une autre version : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue l'autre homme ; il ne le salue que s'il le connaît. » Sa parole (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure » et « Parmi les présages de l'Heure » signifient : parmi les signes mineurs de la proximité du Jour de la Résurrection. Sa parole : « Le salut réservé aux proches » signifie que la personne ne salue que ses proches et ceux qu'elle connaît seulement. Ceci est explicité dans la version : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue [un autre] ; il ne salue que s'il le connaît. » Une version plus explicite encore est celle rapportée par Ibn Khuzaymah et At-Tabarânî : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier deux rak'ah, et que l'homme ne salue que celui qu'il connaît. » Sa parole : « Que l'homme traverse la mosquée » signifie qu'il l'utilise comme un passage et un chemin et qu'il y entre. « Sans y prier deux rak'ah » signifie [sans prier] la salutation de la mosquée (tahiyyat al-masjid) ou une prière surérogatoire. « Et que l'homme ne salue que celui qu'il connaît » : ceci est le salut réservé aux proches, c'est-à-dire que la personne ne salue que ses proches et ceux qu'elle connaît, sans saluer la communauté des musulmans en général. Ce hadith contient une preuve parmi les preuves de sa prophétie (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), car ce dont il a informé s'est réalisé. 2. D'après Al-Aswad ibn Yazîd : « L'appel à la prière fut lancé dans la mosquée. Nous vînmes en marchant avec 'Abdullah ibn Mas'ûd. Lorsque les gens s'inclinèrent [en rak'ah], 'Abdullah s'inclina et nous nous inclinâmes avec lui alors que nous marchions [pour rejoindre les rangs]. Un homme passa devant lui et dit : "As-Salâm 'alayka (que la paix soit sur toi) Ô Abâ 'Abdir-Rahmân" (surnom de 'Abdullah ibn Mas'ûd). 'Abdullah, alors qu'il était incliné, dit : "Allah et Son Messager ont dit la vérité." Lorsqu'il eut terminé [la prière], certaines personnes lui demandèrent : "Pourquoi as-tu dit quand cet homme t'a salué : 'Allah et Son Messager ont dit la vérité' ?" Il répondit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) dire : 'Parmi les présages de l'Heure figure le fait que la salutation soit réservée à la connaissance [de la personne].'" » (Hadith rapporté par Ahmad et At-Tabarânî). As-Sakhâwî a dit dans "Ashârat As-Sâ'ah" (Les présages de l'Heure) : « Le salut réservé aux proches, c'est-à-dire qu'il réserve à celui qu'il choisit de saluer, que ce soit en raison de son rang élevé ou pour une raison similaire, par désir [de gains] ou par crainte. » As-Sindî a dit concernant sa parole : « Le salut réservé aux proches : c'est-à-dire le salut réservé uniquement aux connaissances. » Concernant sa parole : « Et nous nous inclinâmes avec lui alors que nous marchions », As-Sindî a dit : « C'est-à-dire que nous nous sommes inclinés en dehors du rang, puis nous avons marché jusqu'à rejoindre le rang. Dans certaines versions : "Et nous étions dix." Ainsi, cet homme a réservé son salut à 'Abdullah seul parmi les dix. » At-Tahâwî a dit dans "Charh Mushkil Al-Âthâr" (Explication des difficultés des traditions) : « Le fait qu'il ait spécifiquement réservé cette salutation à cette personne unique et non aux autres est une injustice envers le reste d'entre eux. » Ibn Hajar a dit dans "Fath Al-Bârî" : « [Sa parole : Chapitre du salut pour celui qu'on connaît et pour celui qu'on ne connaît pas] c'est-à-dire pour celui que le musulman connaît et pour celui qu'il ne connaît pas. Il ne faut pas réserver le salut à celui qu'on connaît au détriment de celui qu'on ne connaît pas. Il a introduit le chapitre par la formulation d'un hadith rapporté par Al-Boukhari dans son livre "Al-Adab Al-Mufrad" avec une chaîne de transmission authentique, d'après Ibn Mas'ûd : "Il passa près d'un homme qui dit : 'As-Salâm 'alayka Ô Abâ 'Abdir-Rahmân'. Il lui rendit son salut puis dit : 'Il viendra un temps pour les gens où le salut sera réservé à la connaissance [de la personne].'" At-Tahâwî, At-Tabarânî et Al-Bayhaqî dans "As-Shu'ab" l'ont rapporté par une autre voie, d'après Ibn Mas'ûd, avec une formulation remontant au Prophète (marfû') : "Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier, et qu'il ne salue que celui qu'il connaît." La formulation d'At-Tahâwî est : "Parmi les présages de l'Heure figure le salut réservé à la connaissance." Puis il mentionna deux hadiths à ce sujet. » Al-'Aynî a dit dans "'Umdat Al-Qârî Charh Sahîh Al-Bukhârî" : « "Chapitre du salut pour celui qu'on connaît et pour celui qu'on ne connaît pas." Chapitre expliquant que le salut est une tradition prophétique (sunna) à adresser à celui qu'on connaît et à celui qu'on ne connaît pas, c'est-à-dire pour la personne qu'on connaît et pour celle qu'on ne connaît pas. Il [Al-Boukhari] a voulu dire qu'il ne faut pas réserver le salut à celui qu'on connaît et délaisser celui qu'on ne connaît pas. At-Tahâwî, At-Tabarânî et Al-Bayhaqî ont rapporté, d'après le hadith d'Ibn Mas'ûd remontant au Prophète (marfû') : "Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier, et qu'il ne salue que celui qu'il connaît." La formulation d'At-Tahâwî est : "Parmi les présages de l'Heure figure le salut réservé à la connaissance." Ceci correspond au titre du chapitre. » À retenir : Le fait de ne saluer que ses proches et ses connaissances uniquement est contraire à la tradition (Sunna) de notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), qui a exhorté à propager le salut (ifsâ' as-salâm) et à l'adresser à ceux qu'on connaît et à ceux qu'on ne connaît pas. De plus, propager et adresser le salut est l'une des causes qui engendrent et augmentent l'affection, l'amour et la fraternité entre les gens, et c'est une cause d'entrée au Paradis. D'après 'Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah soit satisfait de et de son père) : « Un homme interrogea le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) : "Quel est le meilleur Islam ?" Il répondit : "Que tu nourrisses [les affamés], que tu lises [propages] le salut à ceux que tu connais et à ceux que tu ne connais pas." » (Rapporté par Al-Boukhari). D'après Abû Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : "Vous n'entrerez pas au Paradis jusqu'à ce que vous ayez la foi, et vous n'aurez pas la foi complète jusqu'à ce que vous vous aimiez les uns les autres. Ne vous indiquerai-je pas une chose qui, si vous la faites, vous vous aimerez ? Répandez le salut entre vous." (Rapporté par Mouslim). D'après 'Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah soit satisfait de et de son père), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : "Adorez le Tout Miséricordieux, nourrissez [les affamés], et répandez le salut, vous entrerez au Paradis en paix." (Rapporté par At-Tirmidhî). Dans ces hadiths et d'autres similaires, on trouve l'ordre d'adresser et de propager le salut, en raison de ce qu'il comporte comme diffusion de l'affection, de la fraternité et de la sécurité parmi les gens. As-San'ânî a dit dans "At-Tanwîr Charh Al-Jâmi' As-Saghîr" : " « Et répandez le salut » : Diffusez-le parmi vous, à ceux que vous connaissez et à ceux que vous ne connaissez pas." Al-Munâwî a dit dans "At-Taysîr Charh Al-Jâmi' As-Saghîr" : " « Et répandez le salut » c'est-à-dire manifestez-le et généralisez-le aux gens, ne le réservez pas aux connaissances. « Vous entrerez au Paradis en paix » c'est-à-dire que si vous faites cela et que vous mourrez sur cet état, vous entrerez au Paradis en sécurité, sans crainte pour vous et sans affliction." Nul ne connaît le moment de la venue de l'Heure si ce n'est Allah le Très-Haut. Notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) nous a informés des signes de son approche, afin que nous nous y préparions par le repentir, la piété et la sincérité envers Allah. Ibn Hajar a dit dans "Fath Al-Bârî" : « La sagesse dans la venue préalable des présages – les présages de l'Heure – est de réveiller les négligents et de les exhorter au repentir et à la préparation. » Le fait de ne saluer que ses proches et ses connaissances uniquement, sans saluer la communauté des musulmans en général – en plus d'être contraire à la tradition de notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) – est l'un des signes mineurs de l'Heure dont le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) nous a informés par sa parole : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure figure le salut réservé aux proches », et sa parole : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue l'autre homme ; il ne le salue que s'il le connaît. » En cela réside une preuve parmi les preuves de sa prophétie (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), car ce dont il a informé concernant un événement futur – à savoir le salut réservé aux connaissances et aux proches seulement – s'est réalisé. En effet, son information (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) sur des événements invisibles qui se sont produits de son vivant, et sur des événements invisibles futurs qui se sont produits tels qu'il les avait annoncés après sa mort, et son information sur de nombreux signes et présages de l'Heure – dont certains se sont produits comme il l'avait annoncé, et d'autres ne se sont pas encore produits mais se produiront comme il l'a annoncé (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) – tout cela était une révélation (wahy) d'Allah le Très-Haut à son intention, et une preuve de sa prophétie. Allah le Très-Haut a dit : {Et Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et Il t'a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d'Allah sur toi est immense.} (Coran 4/113). As-Sa'dî a dit : « Ceci indique que la Sunna est une révélation d'Allah à Son Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), comme Allah le Très-Haut a dit : {Et Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse}. » Et Il, Puissant et Majestueux, a dit : {Et il ne parle pas sous l'effet de la passion. Ce n'est rien d'autre qu'une révélation qui lui est inspirée.} (Coran 53/3-4). Ibn Kathîr a dit : « C'est-à-dire qu'il ne dit que ce qui lui est ordonné, qu'il transmet aux gens de manière complète, sans augmentation ni diminution. » Et il a dit : « Et il (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a informé des indices et des présages de l'Heure, et il l'a expliqué et clarifié d'une manière qui n'a été donnée à aucun prophète avant lui. » Allah le Très-Haut, a dit : {[Il est] Le Connaisseur de l'Invisible. Il ne dévoile Son Invisible à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager.} (Coran 72/26-27). Al-Baghawî a dit : {« Sauf à celui qu'Il agrée comme Messager »} c'est-à-dire excepté celui qu'Il choisit pour Sa messagerie, en lui dévoilant ce qu'Il veut de l'Invisible (Al-Ghayb), car sa prophétie est établie par le miracle (al-ayah al-mu'jizah) qui consiste à informer de l'Invisible. »

L’intercession pour accéder au Paradis

La vie après la mort