S'imposer des actes d'obéissance après la perpétration d'un péché

17-9-2026 | IslamWeb

Question:

As salamu aleykoum wa rahmatoullah wa barakatou, Lorsque une personne commet un péché lui est-il permis de s’auto-punir en s’imposant une bonne action comme l’aumône ou la lecture du Qur’an avec un repentir sincère afin de purifier son âme du péché ?Jazakumu Allahu khair

Réponse:

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


Il n'y a aucun grief à s'imposer des actes d'obéissance après avoir commis des péchés.
D'après le hadith d'Abû Dharr, le Prophète () lui a dit :
« Crains Allah où que tu sois, fais suivre la mauvaise action d'une bonne action qui l'effacera, et comporte-toi avec les gens en faisant preuve d'un bon caractère. » (Rapporté par At-Tirmidhî, qui a précisé : « C'est un hadith bon et authentique »).
Il a également dit () à Muʿâdh :
« Si tu agis mal, fais le bien. » (Rapporté par Ibn Hibbân dans son Ṣaḥîḥ, et authentifié par Al-Hâkim dans Al-Mustadrak).
La pratique des pieux prédécesseurs atteste ce principe, et de nombreux récits traditionnels nous sont parvenus à ce sujet, parmi lesquels :

D'après ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Rawwâd, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar :
Lorsqu'il accomplissait la prière de la nuit (al-ʿishâ’) en assemblée avec les gens, il priait quelques unités (rakʿât) puis s'endormait. Mais s'il ne l'accomplissait pas en groupe, il passait toute la nuit en prière.
Il dit :
« L'un des proches de Maʿmar m'a informé qu'il faisait de même. J'en ai alors parlé à Maʿmar, qui répondit : "Ayyûb agissait ainsi." » (Rapporté par ʿAbd ar-Razzâq dans Al-Muṣannaf).

Adh-Dhahabî a également rapporté dans Siyar Aʿlâm an-Nubalâ’, d'après Ibn Abî Hâtim selon sa chaîne de transmission remontant à Ibn Wahb, que ce dernier a dit :
« J'avais fait le vœu pieux de jeûner un jour chaque fois que je médirais d'une personne. Cela m'a épuisé, car je continuais à médire et à jeûner. J'ai alors formulé l'intention de faire l'aumône d'un dirham chaque fois que je médirais de quelqu'un ; c'est alors par attachement aux dirhams que j'ai fini par délaisser la médisance. » Fin de citation.
Adh-Dhahabî commente : « C'est ainsi, par Allah, qu'étaient les savants, et voilà le véritable fruit du savoir bénéfique. » Fin de citation.

Et Allah sait mieux.

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