Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Votre question n’est pas dénuée de complexité. Nous vous conseillons donc de la soumettre directement à un savant ou de consulter un centre islamique, afin qu’ils puissent vous délivrer un avis juridique après que vous leur aurez clairement expliqué ce que vous voulez dire.
D’une manière générale, lorsque le mari dit à son épouse : « Si tu me transfères dix euros, tu es divorcée », cette formule relève du khul’ conditionnel, c’est-à-dire d’une séparation conjugale moyennant compensation, subordonnée à une condition. Si l’épouse accomplit ce qu’il lui a demandé de la manière qu’il entendait, le khul’ prend effet. En revanche, si elle ne lui remet pas la somme ou si elle la lui remet d’une manière différente de celle qu’il avait en vue, le khul’ ne prend pas effet. Tout cela tient au fait que l’intention du mari doit ici être prise en considération.
Nous rappelons par ailleurs que la législation islamique accorde une importance considérable à la vie conjugale et qualifie le mariage d’« engagement solennel », comme dans cette parole d’Allah le Très-Haut : «Comment pourriez-vous le reprendre, après que vous vous êtes unis l’un à l’autre et qu’elles ont obtenu de vous un engagement solennel ? » (Coran 4/21).
Il convient donc de tout mettre en œuvre pour préserver la cohésion du foyer, en faisant régner entre les époux un dialogue fondé sur le respect et en évitant tout ce qui pourrait provoquer leur séparation.
Et Allah sait mieux.