Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Le règlement des litiges relatifs aux droits partagés relève de la compétence des tribunaux de la charia ou des centres islamiques qui en tiennent lieu. En effet, ces instances sont les plus aptes à entendre les parties en conflit, à saisir la réalité des prétentions, des preuves et des moyens de défense, pour ensuite rendre un jugement fondé sur ces éléments.
Ce que nous pouvons vous indiquer de manière générale, c'est que lorsque les motifs autorisant la demande de Khul' sont réunis et qu'un accord est effectivement conclu, celui-ci est valide. Cela reste vrai même si l'épouse n'a pas encore perçu sa dot (Mahr). Le Khul' est également valable moyennant toute compensation convenue entre les deux parties, qu'il s'agisse de la dot restant à la charge du mari ou d'une autre contrepartie versée par l'épouse.
Par conséquent, si vous avez renoncé à votre dot — laquelle consistait en des prestations de services (telles que l'enseignement du Coran ou un voyage pour la Omra) dues par le mari — en échange du Khul', alors le Khul' est valide et exécutoire. L'affaire est ainsi close : le mari ne vous doit plus rien dès lors que vous y avez renoncé en contrepartie du divorce.
Et Allah sait mieux.