J'ai vu ici une transaction bizarre dont je n'ai jamais entendu parler dans la jurisprudence islamique. Des marchands font du porte Ă porte pour attirer des clients et leur vendre des articles par paiements Ă©chelonnĂ©s. Ces gens sâendettent, par exemple, Ă la hauteur de 10,000$. Quand le marchand a besoin de se rendre dans sa patrie en Orient, alors que ce nâest pas toujours le moment de rĂ©cupĂ©rer ses crĂ©ances, il se trouve obligĂ© de vendre ces dettes Ă un tiers pour avoir un moyen de subsistance. Ce tiers achĂšte donc les crĂ©ances avec une rĂ©duction de 50% de leur valeur en contrepartie de ses dĂ©penses pour les percevoir et acquĂ©rir une nouvelle activitĂ© en vendant des articles et en Ă©tablissant de nouvelles relations avec les clients. Le premier marchand profite du fait quâil rĂ©cupĂšre son argent en une fois, et le second a acquis des clients sans effort, alors qu'il aurait eu besoin de mois ou d'annĂ©es pour ce faire. Que dit la Charia Ă propos de cette forme de vente?
Louange Ă Allah. Paix et Salut sur Son ProphĂšte.
La transaction mentionnĂ©e est fondĂ©e sur l'usure illicite, car il s'agit d'un prĂȘt Ă intĂ©rĂȘts.
Ainsi, les clients ont une dette de dix mille par exemple Ă lâĂ©gard de lâagent en voyage, alors que ce dernier a pris cinq mille au comptant de lâagent rĂ©sident qui percevra le reste de la somme de la part des clients Ă terme. Cette transaction oĂč les dix mille Ă terme sont vendus cinq mille au comptant constitue de la pure usure.
Cela est le procĂ©dĂ© suivi dans les cas des « exportations » de chĂšques et de vente des billets, qui sont tous des prĂȘts usuraires et donc illicites.
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