Salam alaykum,
J'ai un voisin, et je sais quâil a Ă©tĂ© adoptĂ©, mais il n'a aucune idĂ©e sur le sujet. Est-ce que je dois en tant que bon musulman lui dire la vĂ©ritĂ© et soulager ma conscience ? Ou bien je dois m'abstenir sachant que cette vĂ©ritĂ© peut causer plusieurs problĂšmes dans cette famille. Merci pour la rĂ©ponse.
Louange Ă Allah. Paix et Salut soient sur Son ProphĂšte.
Lâadoption est interdite et nulle et il nâen rĂ©sulte aucune des consĂ©quences de la filiation comme le lien de parentĂ© (Mahram), lâobligation de la pension alimentaire et lâhĂ©ritage.
Si une personne sait que cet enfant a Ă©tĂ© adoptĂ©, elle doit l'en informer d'une maniĂšre appropriĂ©e, car le fait qu'il ignore avoir Ă©tĂ© adoptĂ© le fait forcĂ©ment tomber dans de nombreux interdits comme l'isolement, le contact physique et la vue de femmes dont il pense ĂȘtre le Mahram alors que ce n'est pas le cas. La filiation a aussi des consĂ©quences sur d'autres choses comme la parentĂ© par alliance, l'hĂ©ritage, la tutelle, lâentretien des liens de parentĂ©... Il faut Ă©galement conseiller cette famille et dĂ©sapprouver leur pratique de l'adoption.
Informer une personne quâelle a violĂ© une rĂšgle de la Charia qu'elle ignorait relĂšve du devoir de dĂ©sapprobation de ce qui est blĂąmable. Ibn 'UthaymĂźn a dit : « Celui qui voit une personne commettre un acte blĂąmable doit lui rappeler le statut dâun tel acte, car le ProphĂšte (
) ordonna de corriger ce qui est condamnable et dit :
"Quiconque parmi vous constate quelque chose de condamnable quâil le change avec la main. Sâil ne le peut pas, quâil le fasse avec la parole. À dĂ©faut, quâil le dĂ©sapprouve en son cĆur." (Muslim)
Il ne fait aucun doute que le fait qu'une personne en Ă©tat de jeĂ»ne mange ou boive est une chose condamnable et mĂȘme si cette personne ne sera pas chĂątiĂ©e pour cela si elle le commet par oubli, il n'en reste pas moins que celui qui la voit commettre cet acte ne peut ĂȘtre excusĂ©e de ne pas la blĂąmer ».
En principe la condamnation du mal est une obligation collective, mais dans certaines circonstances, cela peut devenir une obligation individuelle. L'imam al-NawawĂź a dit : « Ordonner le bien et condamner le blĂąmable sont des obligations collectives. Si certains musulmans l'accomplissent alors, les autres en sont dispensĂ©s. Cependant, si l'ensemble des musulmans dĂ©laisse cela, tout musulman capable de le faire commet alors un pĂ©chĂ© s'il ne dĂ©laisse pas ce devoir pour une excuse valable ou par crainte de quelque chose. Cela peut Ă©galement devenir une obligation individuelle pour une personne dans le cas oĂč elle seule en a connaissance ou est capable d'y mettre un terme. »
Et Allah sait mieux.
Recherche FatwasVous pouvez rechercher une fatwa à travers de nombreux choix
Le plus lu aujourdhui