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Les questions des deux anges dans la tombe

Les questions des deux anges dans la tombe

Les questions des deux anges dans la tombe

Les anges font partie de ce qu’Allah a créé. Ils ont été créé à partir de lumière. Ils sont nobles par leur nature et leur comportement, de par leur caractéristiques et leurs actes. Ce sont les messagers d’Allah et son armée qu’il envoie pour mettre à exécution ses ordres qu’il leur révèle. Ils ont été créés selon une nature qui les oblige à obéir à Allah. Allah dit :

« Des anges implacables et redoutables qui ne désobéissent jamais à Allah, mais dont ils exécutent au contraire tous les ordres. » (Coran /6).

Les anges ne sont pas des filles d‘Allah ni ses garçons ni des associés ni des égaux. Allah dit :

« Les idolâtres prétendent que le Tout Miséricordieux s’est donné des filles. Gloire à Lui ! Les anges sont au contraire des serviteurs honorés. » (Coran 21/26).

Ibn Kathir explique : « Allah dit en répliquant à ceux qui prétendent faussement qu’Allah a un enfant parmi les anges – Il est bien au-dessus de cela, pureté à Lui – comme ont pu le prétendre les arabes : les anges sont les filles d’Allah. Il leur répond donc en disant : « Gloire à Lui ! Les anges sont au contraire des serviteurs honorés. » C’est-à-dire qu’auprès d’Allah les anges sont honorés, en de hauts lieux, en des rangs élevés. Ils Lui vouent une obéissance totale dans leurs paroles et leurs actes. »

Allah dit :

« Ils ont fait des anges, simples serviteurs du Tout Miséricordieux, des êtres de sexe féminin. Ont-ils été témoins de leur création ? Leur témoignage sera consigné et ils devront en répondre. » (Coran /19).

Al-Sa’dî explique : « Allah nous informe de l’infamie prononcée par les polythéistes … dont : ils prétendent que les anges sont les filles d’Allah. »

La foi en les anges est un des six piliers de la foi comme cela est dit dans le hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih lorsque le Prophète () fut interrogé au sujet de la foi il dit : « La foi consiste à croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier et à croire au destin, que ses conséquences soient favorables ou défavorables. »

Or, nous ne détenons aucune connaissance au sujet du monde, des caractéristiques, des situations et des noms des anges si ce n’est dans les limites de ce qu’Allah nous a informés dans le Coran ou à travers les hadiths authentiques de notre Prophète ().

Il est possible de classer les anges en plusieurs catégories selon les fonctions pour lesquelles ils ont été créées et qui leur sont attribuées. Le Coran et la Sunna font mention des noms de certains d’entre eux ainsi que de leurs attributions. Citons : certains anges ont en charge de transmettre la révélation aux messagers et il s’agit de l’Esprit fidèle, l’ange Djibrîl (). Allah dit :

« Que celui qui est l’ennemi de l’ange Gabriel sache que c’est lui qui, sur ordre d’Allah, a fait descendre dans ton cœur ce Livre. » (Coran 2/97).

Un autre ange est chargé de la pluie c’est Mikaël (). Ibn Kathir dit à son sujet : « Mikaël est chargé de la pluie et des plantes qui donnent la subsistance sur terre. Il a des assistants qui font ce qu’il leur ordonne conformément aux ordres divins. Ils gèrent les vents et les nuages comme le veut Allah. »

Des anges sont chargés de l’Enfer. Ce sont les gardiens de l’Enfer. Dix-neuf d’entre eux en sont à la tête et leur chef se nomme Malik (). Allah dit :

« Mais qui pourrait t’indiquer ce qu’est vraiment la Géhenne ? Un feu qui n’épargne absolument rien, qui brûle et noircit la chair des damnés. Ils sont dix-neuf anges à en monter la garde. » (Coran 74/27-30).

« Ils supplieront : « Mâlik ! Que ton Seigneur en finisse avec nous. » » (Coran 43/77).

Ibn Abbâs (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : « Quand les damnés de l’Enfer perdront patience ils appelleront Malik le gardien de l’Enfer. »

Certains anges sont chargés d’ôter les âmes des êtres humains au moment de leur mort. Il s’agit de l’ange de la mort et des autres anges qui l’assistent. Allah dit :

« Réponds-leur : « L’ange de la mort, qui est chargé de vous, reprendra vos âmes. Puis vous serez ramenés à votre Seigneur. » » (Coran 32/11).

« Puis, lorsque la mort se présente à l’un d’entre eux, Nos envoyés [Les anges de la mort] reprennent son âme sans jamais manquer à leur devoir. » (Coran 6/61).

Aucun texte du Coran ou de la Sunna authentique ne mentionne le nom de ‘Izrâ’îl pour désigner l’ange de la mort. Il est seulement appelé « l’ange de la mort ».

Parmi les anges, certains sont chargés d’éprouver les hommes dans leurs tombes et de les interroger. Ils se nomment Al-Munkar et Al-Nakîr.

Al-Munkar et Al-Nakîr :

Selon ‘Uthman ibn ‘Affân (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète () a dit : « La tombe est la première des demeures de l’au-delà où l’homme devra rendre des comptes. S’il y échappe au châtiment de la tombe alors il échappera sûrement à ceux des demeures suivantes. Mais s’il n’y échappe pas alors les châtiments des demeures suivantes seront encore plus dures. » Rapporté par Tirmidhi.

Il est bien connu que les adeptes de la Sunna ont pour foi que toutes les informations transmises par le Prophète () dans les hadiths authentiques au sujet du monde de l’Invisible sont une révélation de son Seigneur. Il est obligatoire d’avoir foi en ces informations et d’y croire. Allah dit :

« Il ne parle pas sous l’empire de ses passions mais se contente de répéter ce qu’il reçoit de la Révélation. » (Coran 53/3-4).

Aussi, attester que Mohammed est le Messager d’Allah implique entre autres d’avoir une foi ferme et d’accepter la totalité des informations qu’il nous transmet au sujet du monde de l’Invisible. Et donc, entre autres, ce qu’il nous a dit au sujet de chaque homme qui, une fois enterré et que ses amis rebroussent chemin, deux anges viennent le voir, l’assoient et lui posent trois questions : qui est ton Seigneur ? Quel est ta religion ? Qui est ton prophète ? Cheikh Al-‘Uthaymîn explique : « Il est rapporté de source sûre du Prophète () que le défunt, suite à sa mort, son âme est réintégré dans son corps lorsqu’il se trouve dans sa tombe. On l’interroge au sujet de son Seigneur, de sa religion et de son prophète. Allah raffermit les croyants ici-bas et dans l’au-delà par cette bonne parole. Le croyant dira : mon Seigneur est Allah, ma religion est l’Islam et mon prophète est Mohammed. Quant au mécréant ou l’hypocrite lorsqu’il sera questionné il dira : ah, ah, je ne sais pas. »

Al-Munkar et Al-Nakîr viennent à l’homme à sa mort, quand son âme quitte ce monde. Tous les deux l’interrogent au sujet de son Seigneur quand il est dans sa tombe, sur la religion qu’il suivait et sur le prophète auquel il a cru. Ces deux anges ont été nommé ainsi parce que (la racine de leurs noms formée des lettres na-ka-ra renseigne sur la notion de méconnaissance) ils se présenteront sous une forme à laquelle les hommes ne sont pas habitués et qui ne sera pas agréable à ceux qui les regarderont. Ils sont aussi appelés Al-Fattânân soit les deux anges qui éprouveront les hommes dans leurs tombes.

Il a été rapporté de source sûre les noms et les œuvres spécifiques d’un certain nombre d’anges selon les ordres qu’ils ont reçus d’Allah. Parmi eux, les noms des deux anges chargés de questionner le défunt. Ils seront noirs ou bleus. L’un d’eux se nomme Al-Munkar et l’autre Al-Nakîr. On ne doit accorder aucune considération à ceux qui nient cela et prétendent : « il n’est pas juste de nommer certains anges par ces noms. » Ils ont rejeté cette réalité avec leur raison et cela n’émane pas d’autre chose que leur peu de connaissance de la religion.

Selon Anas ibn Malik (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète () a dit : « Lorsque l’homme est déposé dans sa tombe et que ses amis rebroussent chemin il entend même le bruit de leurs pas. C’est alors que deux anges viennent l’assoir et lui disent : que disais-tu au sujet de cet homme Mohammed () ? Il dira : j’atteste que c’est le serviteur et messager d’Allah. On lui dira : regarde ta place en enfer, Allah te l’a échangé par une place au Paradis. Le Prophète () dit alors : il verra les deux places. Quant au mécréant – ou l’hypocrite – il dira : je ne sais pas, je répétais ce que disait les gens. On lui dira : tu n’as ni su ni répéter ce qu’il fallait. Ensuite on le frappera avec une matraque de fer entre ses oreilles et il poussera un cri qu’entendront ceux qui seront à ses côtés sauf les hommes et les djinns. » Rapporté par Boukhari.

Selon Abou Horayra (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète () a dit : « Lorsque le défunt est enterré – ou il a dit : l’un d’entre vous – deux anges noirs et bleus viennent à l’homme. L’un d’eux se nomme Al-Munkar et l’autre Al-Nakîr. Ils demanderont : que disais-tu au sujet de cet homme ? le défunt répétera ce qu’il disait en ce monde : c’est le serviteur d’Allah et son messager et j’atteste qu’il n’y a d’autre divinité en droit d’être adorée qu’Allah et que Mohammed est son serviteur et messager. Les deux anges diront : nous savions bien que tu répondrais ainsi. Ils élargiront sa tombe de soixante-dix coudées sur soixante-dix et ensuite ils la rendront lumineuse. » Rapporté par Tirmidhi.

Al-‘Aynî a dit : « Ces deux anges ont été nommé ainsi car ils ne ressemblent pas aux hommes ni aux anges ni aux animaux ni autres bêtes. Ils sont un type de création qui n’a pas de précédent. La nature de leur création fait que personne ne trouve agréable de les regarder. Allah a honoré le fidèle par leur biais afin de le raffermir et le rendre plus clairvoyant. Et aussi, pour dévoiler l’hypocrite dans le monde intermédiaire (Al-Barzakh) avant d’être ressusciter et châtié. Ils ont aussi été appelé les deux anges qui éprouveront les hommes dans leurs tombes. »

Al-Mubârakfûrî a dit : « Les deux anges viendront, il s’agit de Al-Munkar et l’autre Al-Nakîr. Mais ils auront la forme d’anges qui apporteront la bonne nouvelle aux croyants. »

L’imam Al-Tahâwî a dit : « Nous avons foi en l’ange de la mort chargé d’ôter les âmes des gens. Nous avons aussi foi aux châtiments de la tombe pour ceux qui le méritent, aux questions que poseront les deux anges Al-Munkar et Al-Nakîr aux défunts dans leurs tombes, ils les interrogeront au sujet de leur Seigneur, de leur religion et de leur prophète comme cela a été rapporté du Prophète () et des compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux). La tombe sera alors un des jardins du Paradis ou un des trous de l’enfer. »

Ibn Abi Al-‘Izz Al-Hanafî a dit : « Les récits concernant les supplices et les délices de la tombe pour ceux qui les méritent ont été rapporté de façon notoire du Prophète (). De même pour les questions des deux anges. Il faut donc croire que cela est une vérité et y ajouter foi. Nous ne nous exprimons pas au sujet des modalités de tout cela, c’est-à-dire comment cela se déroulera puisque la raison ne peut le savoir et aussi parce que l’homme ne s’est jamais rendu dans l’autre monde. Aussi, la religion ne nous informe pas de faits qui sont inconcevables mais peut nous informer de faits qui nous semblent étranges. »

Ibn Abi ‘Âsim (décédé en 287 H.) a dit dans son livre Al-Sunna : « Les récits concernant les questions posées par Al-Munkar et Al-Nakir sont rapportés de source sûre et nous donnent un savoir avéré. Nous souhaitons donc qu’Allah nous raffermissent dans nos tombes quand ces deux anges nous interrogeront. »

L’imam Ahmad a été interrogé en ces termes : « Devons-nous dire Al-Munkar et Al-Nakîr ou les appeler les deux anges ? Il dit : Al-Munkar et Al-Nakîr, c’est comme cela qu’ils sont appelés. »

La vie dans le monde intermédiaire (Al-Barzakh) débute à la mort de l’homme quand son âme quitte son corps et qu’il est interrogé par les deux anges dans la tombe, puis subit les supplices ou se délecte des délices. Le musulman doit y avoir foi et accepter toutes les informations transmises par le Prophète () à ce sujet. Les adeptes de la Sunna ont pour foi qu’il y a des châtiments dans la tombe que le défunt subira en fonction de ses œuvres et ce qu’impliquent ses péchés et ses fautes. Les causes des châtiments de la tombe sont nombreuses. De façon générale on peut les résumer dans ces propos d’Ibn Al-Qayyim : « Ils seront châtiés en raison de leur ignorance d’Allah, pour avoir négliger ses préceptes, commis des péchés. Allah ne châtiera pas une âme qui l’a connu, aimé, s’est conformé a à Ses ordres et éviter Ses interdits. Il ne châtiera pas un corps qui contenait une telle âme. Les châtiments de la tombe et de l’au-delà sont une des répercussions de la colère d’Allah et de Son courroux sur Son serviteur. Ainsi, celui qui a provoqué la colère d’Allah et Son courroux en ce monde puis est mort ainsi sans se repentir aura droit aux châtiments du monde intermédiaire en proportion de la colère et du courroux d’Allah le concernant. Certains l’auront provoqué de façon plus ou moins importante, certains y croient et d’autres le nient. »

Il fait aussi partie du dogme des adeptes de la Sunna et de la communauté des musulmans de croire aux questions de Al-Munkar et Al-Nakîr qu’on nomme les épreuves de la tombe. Selon Aicha la mère des croyants (qu’Allah soit satisfait d’elle) le Prophète () a dit : « Ô Allah ! Préserve-moi de la paresse et des maux de la vieillesse, des dettes et des péchés. Seigneur ! J’implore Ta protection contre le châtiment de l’Enfer, l’épreuve de l’Enfer, contre les épreuves et les châtiments de la tombe. » Rapporté par Boukhari.

Ibn Hajar explique : « Les épreuves de la tombe correspond aux questions des deux anges. »

Dans son ouvrage Tuhfat Al-Ahwadhî, Al-Mubârakfûrî a dit : « Les épreuves de la tombe correspondent à la confusion dans laquelle se retrouvera l’homme pour répondre aux questions des deux anges. Et dans une version il est dit : il sera préservé des épreuves de la tombe. C’est-à-dire préserver des épreuves que pourront connaitre certains comme le fait que sa tombe soit rétrécie, qu’il soit questionné et châtié. »

Dans Al-‘Aqîda Al-Tahâwiyya il est dit : « Nous avons foi aux châtiments de la tombe pour ceux qui le méritent, aux questions que poseront les deux anges Munkar et Nakîr aux défunts dans leurs tombes, ils les interrogeront au sujet de leur Seigneur, de leur religion et de leur prophète. »

Avoir foi en tous les faits qui concernent le monde invisible dont, entre autre, la vie dans le monde intermédiaire, les supplices et les délices de la tombe, les questions des deux anges, tout cela contribue à accroitre et augmenter dans l’âme du croyant sa propension à considérer qu’Allah l’observe en permanence. Et aussi, à fournir plus d’effort dans l’adoration et lui obéir. Cela le dissuade de commettre des actes blâmables et des péchés parce qu’il a foi aux conséquences de ses actes après la mort et en ce que l’homme connaitra comme délices ou supplices en fonction de ses actes en ce bas monde … Et le Prophète () a dit : « La tombe est la première des demeures de l’au-delà où l’homme devra rendre des comptes. S’il y échappe au châtiment alors il échappera sûrement à ceux des demeures suivantes. Mais s’il n’y échappe pas alors les châtiments des demeures suivantes seront encore plus dures. » Rapporté par Tirmidhi.

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Parmi les hadiths prophétiques qui indiquent cela : 1. D'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure figure le salut réservé aux proches. » (Rapporté par Ahmad). Dans une autre version : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue l'autre homme ; il ne le salue que s'il le connaît. » Sa parole (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure » et « Parmi les présages de l'Heure » signifient : parmi les signes mineurs de la proximité du Jour de la Résurrection. Sa parole : « Le salut réservé aux proches » signifie que la personne ne salue que ses proches et ceux qu'elle connaît seulement. Ceci est explicité dans la version : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue [un autre] ; il ne salue que s'il le connaît. » Une version plus explicite encore est celle rapportée par Ibn Khuzaymah et At-Tabarânî : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier deux rak'ah, et que l'homme ne salue que celui qu'il connaît. » Sa parole : « Que l'homme traverse la mosquée » signifie qu'il l'utilise comme un passage et un chemin et qu'il y entre. « Sans y prier deux rak'ah » signifie [sans prier] la salutation de la mosquée (tahiyyat al-masjid) ou une prière surérogatoire. « Et que l'homme ne salue que celui qu'il connaît » : ceci est le salut réservé aux proches, c'est-à-dire que la personne ne salue que ses proches et ceux qu'elle connaît, sans saluer la communauté des musulmans en général. Ce hadith contient une preuve parmi les preuves de sa prophétie (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), car ce dont il a informé s'est réalisé. 2. D'après Al-Aswad ibn Yazîd : « L'appel à la prière fut lancé dans la mosquée. Nous vînmes en marchant avec 'Abdullah ibn Mas'ûd. Lorsque les gens s'inclinèrent [en rak'ah], 'Abdullah s'inclina et nous nous inclinâmes avec lui alors que nous marchions [pour rejoindre les rangs]. Un homme passa devant lui et dit : "As-Salâm 'alayka (que la paix soit sur toi) Ô Abâ 'Abdir-Rahmân" (surnom de 'Abdullah ibn Mas'ûd). 'Abdullah, alors qu'il était incliné, dit : "Allah et Son Messager ont dit la vérité." Lorsqu'il eut terminé [la prière], certaines personnes lui demandèrent : "Pourquoi as-tu dit quand cet homme t'a salué : 'Allah et Son Messager ont dit la vérité' ?" Il répondit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) dire : 'Parmi les présages de l'Heure figure le fait que la salutation soit réservée à la connaissance [de la personne].'" » (Hadith rapporté par Ahmad et At-Tabarânî). As-Sakhâwî a dit dans "Ashârat As-Sâ'ah" (Les présages de l'Heure) : « Le salut réservé aux proches, c'est-à-dire qu'il réserve à celui qu'il choisit de saluer, que ce soit en raison de son rang élevé ou pour une raison similaire, par désir [de gains] ou par crainte. » As-Sindî a dit concernant sa parole : « Le salut réservé aux proches : c'est-à-dire le salut réservé uniquement aux connaissances. » Concernant sa parole : « Et nous nous inclinâmes avec lui alors que nous marchions », As-Sindî a dit : « C'est-à-dire que nous nous sommes inclinés en dehors du rang, puis nous avons marché jusqu'à rejoindre le rang. Dans certaines versions : "Et nous étions dix." Ainsi, cet homme a réservé son salut à 'Abdullah seul parmi les dix. » At-Tahâwî a dit dans "Charh Mushkil Al-Âthâr" (Explication des difficultés des traditions) : « Le fait qu'il ait spécifiquement réservé cette salutation à cette personne unique et non aux autres est une injustice envers le reste d'entre eux. » Ibn Hajar a dit dans "Fath Al-Bârî" : « [Sa parole : Chapitre du salut pour celui qu'on connaît et pour celui qu'on ne connaît pas] c'est-à-dire pour celui que le musulman connaît et pour celui qu'il ne connaît pas. Il ne faut pas réserver le salut à celui qu'on connaît au détriment de celui qu'on ne connaît pas. Il a introduit le chapitre par la formulation d'un hadith rapporté par Al-Boukhari dans son livre "Al-Adab Al-Mufrad" avec une chaîne de transmission authentique, d'après Ibn Mas'ûd : "Il passa près d'un homme qui dit : 'As-Salâm 'alayka Ô Abâ 'Abdir-Rahmân'. Il lui rendit son salut puis dit : 'Il viendra un temps pour les gens où le salut sera réservé à la connaissance [de la personne].'" At-Tahâwî, At-Tabarânî et Al-Bayhaqî dans "As-Shu'ab" l'ont rapporté par une autre voie, d'après Ibn Mas'ûd, avec une formulation remontant au Prophète (marfû') : "Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier, et qu'il ne salue que celui qu'il connaît." La formulation d'At-Tahâwî est : "Parmi les présages de l'Heure figure le salut réservé à la connaissance." Puis il mentionna deux hadiths à ce sujet. » Al-'Aynî a dit dans "'Umdat Al-Qârî Charh Sahîh Al-Bukhârî" : « "Chapitre du salut pour celui qu'on connaît et pour celui qu'on ne connaît pas." Chapitre expliquant que le salut est une tradition prophétique (sunna) à adresser à celui qu'on connaît et à celui qu'on ne connaît pas, c'est-à-dire pour la personne qu'on connaît et pour celle qu'on ne connaît pas. Il [Al-Boukhari] a voulu dire qu'il ne faut pas réserver le salut à celui qu'on connaît et délaisser celui qu'on ne connaît pas. At-Tahâwî, At-Tabarânî et Al-Bayhaqî ont rapporté, d'après le hadith d'Ibn Mas'ûd remontant au Prophète (marfû') : "Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier, et qu'il ne salue que celui qu'il connaît." La formulation d'At-Tahâwî est : "Parmi les présages de l'Heure figure le salut réservé à la connaissance." Ceci correspond au titre du chapitre. » À retenir : Le fait de ne saluer que ses proches et ses connaissances uniquement est contraire à la tradition (Sunna) de notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), qui a exhorté à propager le salut (ifsâ' as-salâm) et à l'adresser à ceux qu'on connaît et à ceux qu'on ne connaît pas. De plus, propager et adresser le salut est l'une des causes qui engendrent et augmentent l'affection, l'amour et la fraternité entre les gens, et c'est une cause d'entrée au Paradis. D'après 'Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah soit satisfait de et de son père) : « Un homme interrogea le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) : "Quel est le meilleur Islam ?" Il répondit : "Que tu nourrisses [les affamés], que tu lises [propages] le salut à ceux que tu connais et à ceux que tu ne connais pas." » (Rapporté par Al-Boukhari). D'après Abû Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : "Vous n'entrerez pas au Paradis jusqu'à ce que vous ayez la foi, et vous n'aurez pas la foi complète jusqu'à ce que vous vous aimiez les uns les autres. Ne vous indiquerai-je pas une chose qui, si vous la faites, vous vous aimerez ? Répandez le salut entre vous." (Rapporté par Mouslim). D'après 'Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah soit satisfait de et de son père), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : "Adorez le Tout Miséricordieux, nourrissez [les affamés], et répandez le salut, vous entrerez au Paradis en paix." (Rapporté par At-Tirmidhî). Dans ces hadiths et d'autres similaires, on trouve l'ordre d'adresser et de propager le salut, en raison de ce qu'il comporte comme diffusion de l'affection, de la fraternité et de la sécurité parmi les gens. As-San'ânî a dit dans "At-Tanwîr Charh Al-Jâmi' As-Saghîr" : " « Et répandez le salut » : Diffusez-le parmi vous, à ceux que vous connaissez et à ceux que vous ne connaissez pas." Al-Munâwî a dit dans "At-Taysîr Charh Al-Jâmi' As-Saghîr" : " « Et répandez le salut » c'est-à-dire manifestez-le et généralisez-le aux gens, ne le réservez pas aux connaissances. « Vous entrerez au Paradis en paix » c'est-à-dire que si vous faites cela et que vous mourrez sur cet état, vous entrerez au Paradis en sécurité, sans crainte pour vous et sans affliction." Nul ne connaît le moment de la venue de l'Heure si ce n'est Allah le Très-Haut. Notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) nous a informés des signes de son approche, afin que nous nous y préparions par le repentir, la piété et la sincérité envers Allah. Ibn Hajar a dit dans "Fath Al-Bârî" : « La sagesse dans la venue préalable des présages – les présages de l'Heure – est de réveiller les négligents et de les exhorter au repentir et à la préparation. » Le fait de ne saluer que ses proches et ses connaissances uniquement, sans saluer la communauté des musulmans en général – en plus d'être contraire à la tradition de notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) – est l'un des signes mineurs de l'Heure dont le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) nous a informés par sa parole : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure figure le salut réservé aux proches », et sa parole : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue l'autre homme ; il ne le salue que s'il le connaît. » En cela réside une preuve parmi les preuves de sa prophétie (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), car ce dont il a informé concernant un événement futur – à savoir le salut réservé aux connaissances et aux proches seulement – s'est réalisé. En effet, son information (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) sur des événements invisibles qui se sont produits de son vivant, et sur des événements invisibles futurs qui se sont produits tels qu'il les avait annoncés après sa mort, et son information sur de nombreux signes et présages de l'Heure – dont certains se sont produits comme il l'avait annoncé, et d'autres ne se sont pas encore produits mais se produiront comme il l'a annoncé (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) – tout cela était une révélation (wahy) d'Allah le Très-Haut à son intention, et une preuve de sa prophétie. Allah le Très-Haut a dit : {Et Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et Il t'a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d'Allah sur toi est immense.} (Coran 4/113). As-Sa'dî a dit : « Ceci indique que la Sunna est une révélation d'Allah à Son Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), comme Allah le Très-Haut a dit : {Et Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse}. » Et Il, Puissant et Majestueux, a dit : {Et il ne parle pas sous l'effet de la passion. Ce n'est rien d'autre qu'une révélation qui lui est inspirée.} (Coran 53/3-4). Ibn Kathîr a dit : « C'est-à-dire qu'il ne dit que ce qui lui est ordonné, qu'il transmet aux gens de manière complète, sans augmentation ni diminution. » Et il a dit : « Et il (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a informé des indices et des présages de l'Heure, et il l'a expliqué et clarifié d'une manière qui n'a été donnée à aucun prophète avant lui. » Allah le Très-Haut, a dit : {[Il est] Le Connaisseur de l'Invisible. Il ne dévoile Son Invisible à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager.} (Coran 72/26-27). Al-Baghawî a dit : {« Sauf à celui qu'Il agrée comme Messager »} c'est-à-dire excepté celui qu'Il choisit pour Sa messagerie, en lui dévoilant ce qu'Il veut de l'Invisible (Al-Ghayb), car sa prophétie est établie par le miracle (al-ayah al-mu'jizah) qui consiste à informer de l'Invisible. »

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L'un des signes de l'Heure : L'homme ne salue que ceux qu'il connaît Le Jour de la Résurrection est un jour dont l'affaire est immense et l'effroi terrible. Allah, Puissant et Majestueux, y rassemblera toutes les créatures pour les juger selon les actes qu'ils ont accomplis dans la vie d'ici-bas. En raison de la grandeur de l'affaire du Jour de la Résurrection et de la multitude de ses terreurs, Allah le Très-Haut l'a nommé dans Son Livre par de nombreux noms variés, afin d'alerter les serviteurs pour qu'ils s'y préparent. L'un de ses noms est "As-Sâ'ah" (l'Heure). Ibn Al-Athîr a dit : "As-Sâ'ah est le moment où la Résurrection se dressera. Elle a été nommée ainsi à cause de la rapidité du jugement qui y aura lieu, ou parce qu'elle surprendra les gens en une heure (sâ'ah), et tous les êtres périront d'un seul cri." Ibn Manzûr a dit : "Az-Zajjâj a dit : 'Le sens de "As-Sâ'ah" dans tout le Coran est le moment de la Résurrection.'" Cheikh Ibn 'Uthaymîn a dit : "Et "As-Sâ'ah" est la Résurrection." Allah le Très-Haut a dit : {L'Heure approche} (Coran 54/1). Ibn Kathîr a dit : "Allah le Très-Haut informe de l'approche de l'Heure, de la fin et de l'écoulement de la vie d'ici-bas." Al-Baghawî a dit : "L'Heure a approché, la Résurrection s'est rapprochée." As-Sa'dî a dit : "Allah le Très-Haut informe que l'Heure, c'est-à-dire la Résurrection, a approché et que son moment est venu." Les présages et les signes de l'Heure sont un ensemble d'événements qui précèdent le Jour de la Résurrection. L'occurrence de certains d'entre eux indique la proximité du Jour de la Résurrection. Allah le Très-Haut a dit : {Qu'attendent-ils sinon que l'Heure leur vienne à l'improviste ? Or, ses présages sont déjà venus} (Coran 47/18). Al-Qurtubî a dit : "Ses présages (ashrâtuhâ), c'est-à-dire ses indices et ses signes." Al-Jawharî a dit : "Les présages de l'Heure sont ses signes." Al-Halîmî a dit : "Quant à la fin de la première vie [ce monde], elle a des antécédents appelés les présages de l'Heure, qui sont ses indicateurs." Al-Bayhaqî, pour définir ce que sont les présages, a dit : "C'est-à-dire les signes qui la précèdent et qui indiquent la proximité de son échéance." Les savants ont convenu de diviser les présages et les signes de l'Heure qui la précèdent et indiquent la proximité de son avènement en deux catégories : Première catégorie : Les présages ou signes majeurs de l'Heure : Ce sont les événements considérables qui apparaissent juste avant l’avenue de l'Heure, tels que l'apparition de l'Antéchrist (Al-Masîh Ad-Dajjâl), la sortie de Gog et Magog (Yâjûj wa Mâjûj), la descente de Jésus (que la paix soit sur lui), le fait qu'Allah fasse sortir de terre une bête qui distinguera le croyant du mécréant, le lever du soleil à son couchant, et autres. Deuxième catégorie : Les présages ou signes mineurs de l'Heure : Ce sont ceux qui, généralement et pour la plupart, précèdent l'Heure de longues périodes. Parmi eux, certains se sont produits et sont achevés, et ne se reproduiront pas – comme l'envoi du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam). D'autres se sont produits et sont achevés, mais peuvent se reproduire de nouveau. D'autres sont apparus et continuent d'apparaître et de se succéder. Enfin, certains ne se sont pas encore produits, mais ils se produiront comme nous en a informés notre Prophète véridique et digne de foi (Salla Allahou Alaihi wa Sallam). Certains peuvent apparaître en concomitance avec les signes majeurs ou après eux. Les signes ou présages mineurs de l'Heure sont nombreux, parmi eux : l'envoi et la mort du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), l'apparition des troubles (fitan), le fait que cette communauté suive les voies des nations précédentes et les imite, l'apparition de faux prophètes, la disparition de la science, l'expansion de l'ignorance, la perte de la confiance (amânah), la multiplication des meurtres, le faux témoignage, la dissimulation du témoignage véridique, la rivalité dans la construction de bâtiments élevés, le rapprochement du temps, l'apparition des femmes "vêtues mais dénudées", et autres signes mentionnés dans les hadiths prophétiques authentiques. La salutation réservée aux proches et aux connaissances uniquement Parmi les signes mineurs de l'Heure dont le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) nous a informés figure le salut réservé aux proches. C'est le fait qu'un homme n'adresse le salut qu'à ceux qu'il connaît, et qu'il ne salue pas celui qu'il ne connaît pas. Parmi les hadiths prophétiques qui indiquent cela : 1. D'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure figure le salut réservé aux proches. » (Rapporté par Ahmad). Dans une autre version : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue l'autre homme ; il ne le salue que s'il le connaît. » Sa parole (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure » et « Parmi les présages de l'Heure » signifient : parmi les signes mineurs de la proximité du Jour de la Résurrection. Sa parole : « Le salut réservé aux proches » signifie que la personne ne salue que ses proches et ceux qu'elle connaît seulement. Ceci est explicité dans la version : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue [un autre] ; il ne salue que s'il le connaît. » Une version plus explicite encore est celle rapportée par Ibn Khuzaymah et At-Tabarânî : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier deux rak'ah, et que l'homme ne salue que celui qu'il connaît. » Sa parole : « Que l'homme traverse la mosquée » signifie qu'il l'utilise comme un passage et un chemin et qu'il y entre. « Sans y prier deux rak'ah » signifie [sans prier] la salutation de la mosquée (tahiyyat al-masjid) ou une prière surérogatoire. « Et que l'homme ne salue que celui qu'il connaît » : ceci est le salut réservé aux proches, c'est-à-dire que la personne ne salue que ses proches et ceux qu'elle connaît, sans saluer la communauté des musulmans en général. Ce hadith contient une preuve parmi les preuves de sa prophétie (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), car ce dont il a informé s'est réalisé. 2. D'après Al-Aswad ibn Yazîd : « L'appel à la prière fut lancé dans la mosquée. Nous vînmes en marchant avec 'Abdullah ibn Mas'ûd. Lorsque les gens s'inclinèrent [en rak'ah], 'Abdullah s'inclina et nous nous inclinâmes avec lui alors que nous marchions [pour rejoindre les rangs]. Un homme passa devant lui et dit : "As-Salâm 'alayka (que la paix soit sur toi) Ô Abâ 'Abdir-Rahmân" (surnom de 'Abdullah ibn Mas'ûd). 'Abdullah, alors qu'il était incliné, dit : "Allah et Son Messager ont dit la vérité." Lorsqu'il eut terminé [la prière], certaines personnes lui demandèrent : "Pourquoi as-tu dit quand cet homme t'a salué : 'Allah et Son Messager ont dit la vérité' ?" Il répondit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) dire : 'Parmi les présages de l'Heure figure le fait que la salutation soit réservée à la connaissance [de la personne].'" » (Hadith rapporté par Ahmad et At-Tabarânî). As-Sakhâwî a dit dans "Ashârat As-Sâ'ah" (Les présages de l'Heure) : « Le salut réservé aux proches, c'est-à-dire qu'il réserve à celui qu'il choisit de saluer, que ce soit en raison de son rang élevé ou pour une raison similaire, par désir [de gains] ou par crainte. » As-Sindî a dit concernant sa parole : « Le salut réservé aux proches : c'est-à-dire le salut réservé uniquement aux connaissances. » Concernant sa parole : « Et nous nous inclinâmes avec lui alors que nous marchions », As-Sindî a dit : « C'est-à-dire que nous nous sommes inclinés en dehors du rang, puis nous avons marché jusqu'à rejoindre le rang. Dans certaines versions : "Et nous étions dix." Ainsi, cet homme a réservé son salut à 'Abdullah seul parmi les dix. » At-Tahâwî a dit dans "Charh Mushkil Al-Âthâr" (Explication des difficultés des traditions) : « Le fait qu'il ait spécifiquement réservé cette salutation à cette personne unique et non aux autres est une injustice envers le reste d'entre eux. » Ibn Hajar a dit dans "Fath Al-Bârî" : « [Sa parole : Chapitre du salut pour celui qu'on connaît et pour celui qu'on ne connaît pas] c'est-à-dire pour celui que le musulman connaît et pour celui qu'il ne connaît pas. Il ne faut pas réserver le salut à celui qu'on connaît au détriment de celui qu'on ne connaît pas. Il a introduit le chapitre par la formulation d'un hadith rapporté par Al-Boukhari dans son livre "Al-Adab Al-Mufrad" avec une chaîne de transmission authentique, d'après Ibn Mas'ûd : "Il passa près d'un homme qui dit : 'As-Salâm 'alayka Ô Abâ 'Abdir-Rahmân'. Il lui rendit son salut puis dit : 'Il viendra un temps pour les gens où le salut sera réservé à la connaissance [de la personne].'" At-Tahâwî, At-Tabarânî et Al-Bayhaqî dans "As-Shu'ab" l'ont rapporté par une autre voie, d'après Ibn Mas'ûd, avec une formulation remontant au Prophète (marfû') : "Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier, et qu'il ne salue que celui qu'il connaît." La formulation d'At-Tahâwî est : "Parmi les présages de l'Heure figure le salut réservé à la connaissance." Puis il mentionna deux hadiths à ce sujet. » Al-'Aynî a dit dans "'Umdat Al-Qârî Charh Sahîh Al-Bukhârî" : « "Chapitre du salut pour celui qu'on connaît et pour celui qu'on ne connaît pas." Chapitre expliquant que le salut est une tradition prophétique (sunna) à adresser à celui qu'on connaît et à celui qu'on ne connaît pas, c'est-à-dire pour la personne qu'on connaît et pour celle qu'on ne connaît pas. Il [Al-Boukhari] a voulu dire qu'il ne faut pas réserver le salut à celui qu'on connaît et délaisser celui qu'on ne connaît pas. At-Tahâwî, At-Tabarânî et Al-Bayhaqî ont rapporté, d'après le hadith d'Ibn Mas'ûd remontant au Prophète (marfû') : "Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme traverse la mosquée sans y prier, et qu'il ne salue que celui qu'il connaît." La formulation d'At-Tahâwî est : "Parmi les présages de l'Heure figure le salut réservé à la connaissance." Ceci correspond au titre du chapitre. » À retenir : Le fait de ne saluer que ses proches et ses connaissances uniquement est contraire à la tradition (Sunna) de notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), qui a exhorté à propager le salut (ifsâ' as-salâm) et à l'adresser à ceux qu'on connaît et à ceux qu'on ne connaît pas. De plus, propager et adresser le salut est l'une des causes qui engendrent et augmentent l'affection, l'amour et la fraternité entre les gens, et c'est une cause d'entrée au Paradis. D'après 'Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah soit satisfait de et de son père) : « Un homme interrogea le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) : "Quel est le meilleur Islam ?" Il répondit : "Que tu nourrisses [les affamés], que tu lises [propages] le salut à ceux que tu connais et à ceux que tu ne connais pas." » (Rapporté par Al-Boukhari). D'après Abû Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : "Vous n'entrerez pas au Paradis jusqu'à ce que vous ayez la foi, et vous n'aurez pas la foi complète jusqu'à ce que vous vous aimiez les uns les autres. Ne vous indiquerai-je pas une chose qui, si vous la faites, vous vous aimerez ? Répandez le salut entre vous." (Rapporté par Mouslim). D'après 'Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah soit satisfait de et de son père), le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : "Adorez le Tout Miséricordieux, nourrissez [les affamés], et répandez le salut, vous entrerez au Paradis en paix." (Rapporté par At-Tirmidhî). Dans ces hadiths et d'autres similaires, on trouve l'ordre d'adresser et de propager le salut, en raison de ce qu'il comporte comme diffusion de l'affection, de la fraternité et de la sécurité parmi les gens. As-San'ânî a dit dans "At-Tanwîr Charh Al-Jâmi' As-Saghîr" : " « Et répandez le salut » : Diffusez-le parmi vous, à ceux que vous connaissez et à ceux que vous ne connaissez pas." Al-Munâwî a dit dans "At-Taysîr Charh Al-Jâmi' As-Saghîr" : " « Et répandez le salut » c'est-à-dire manifestez-le et généralisez-le aux gens, ne le réservez pas aux connaissances. « Vous entrerez au Paradis en paix » c'est-à-dire que si vous faites cela et que vous mourrez sur cet état, vous entrerez au Paradis en sécurité, sans crainte pour vous et sans affliction." Nul ne connaît le moment de la venue de l'Heure si ce n'est Allah le Très-Haut. Notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) nous a informés des signes de son approche, afin que nous nous y préparions par le repentir, la piété et la sincérité envers Allah. Ibn Hajar a dit dans "Fath Al-Bârî" : « La sagesse dans la venue préalable des présages – les présages de l'Heure – est de réveiller les négligents et de les exhorter au repentir et à la préparation. » Le fait de ne saluer que ses proches et ses connaissances uniquement, sans saluer la communauté des musulmans en général – en plus d'être contraire à la tradition de notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) – est l'un des signes mineurs de l'Heure dont le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) nous a informés par sa parole : « Parmi les [signes] qui précéderont l'Heure figure le salut réservé aux proches », et sa parole : « Parmi les présages de l'Heure figure que l'homme salue l'autre homme ; il ne le salue que s'il le connaît. » En cela réside une preuve parmi les preuves de sa prophétie (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), car ce dont il a informé concernant un événement futur – à savoir le salut réservé aux connaissances et aux proches seulement – s'est réalisé. En effet, son information (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) sur des événements invisibles qui se sont produits de son vivant, et sur des événements invisibles futurs qui se sont produits tels qu'il les avait annoncés après sa mort, et son information sur de nombreux signes et présages de l'Heure – dont certains se sont produits comme il l'avait annoncé, et d'autres ne se sont pas encore produits mais se produiront comme il l'a annoncé (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) – tout cela était une révélation (wahy) d'Allah le Très-Haut à son intention, et une preuve de sa prophétie. Allah le Très-Haut a dit : {Et Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et Il t'a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d'Allah sur toi est immense.} (Coran 4/113). As-Sa'dî a dit : « Ceci indique que la Sunna est une révélation d'Allah à Son Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), comme Allah le Très-Haut a dit : {Et Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse}. » Et Il, Puissant et Majestueux, a dit : {Et il ne parle pas sous l'effet de la passion. Ce n'est rien d'autre qu'une révélation qui lui est inspirée.} (Coran 53/3-4). Ibn Kathîr a dit : « C'est-à-dire qu'il ne dit que ce qui lui est ordonné, qu'il transmet aux gens de manière complète, sans augmentation ni diminution. » Et il a dit : « Et il (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a informé des indices et des présages de l'Heure, et il l'a expliqué et clarifié d'une manière qui n'a été donnée à aucun prophète avant lui. » Allah le Très-Haut, a dit : {[Il est] Le Connaisseur de l'Invisible. Il ne dévoile Son Invisible à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager.} (Coran 72/26-27). Al-Baghawî a dit : {« Sauf à celui qu'Il agrée comme Messager »} c'est-à-dire excepté celui qu'Il choisit pour Sa messagerie, en lui dévoilant ce qu'Il veut de l'Invisible (Al-Ghayb), car sa prophétie est établie par le miracle (al-ayah al-mu'jizah) qui consiste à informer de l'Invisible. »

L'un des signes de l'Heure : L'homme ne salue que ceux qu'il connaît Le Jour de la Résurrection est un jour dont l'affaire est immense et l'effroi terrible. Allah, Puissant et Majestueux,...Plus